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TimFaitSonCinema

LA FEMME DE L'OMBRE DE ARNALDUR INDRIDASON

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En 1943, alors que l’Islande est occupée depuis deux ans par les Britanniques, deux événements tragiques viennent bouleverser le quotidien du pays : la découverte d’un cadavre rejeté par la mer et le meurtre d’un jeune homme près d’un bar fréquenté par des soldats. Flovent et Thorson vont devoir reprendre du service pour démêler ces deux affaires qui s’annoncent complexes.

Après avoir lu le premier volet de cette trilogie pendant l’été, je n’ai pas vraiment été surpris par le style général qui ressemble assez à Dans l’ombre : à savoir une ou des enquêtes qui n’avancent pas très vite, une prépondérance des interrogatoires, des petites digressions qui permettent de plonger véritablement le lecteur au cœur de cette période d’occupation si particulière pour l’Islande,… Bref, de ce côté-là, Indridason n’a pas vraiment fait évoluer son style. Toutefois, il y a ici une double enquête, avec, en plus, une autre temporalité qui se rajoute (plus ancienne). Le tout est parfois un peu difficile à saisir au début, mais une fois que l’on a compris, la lecture reste aisée. On ne peut donc pas dire que ce soit un mauvais livre, loin de là, puisqu’on passe un bon moment. Le problème principal vient tout de même du fait que l’histoire ne réserve aucune surprise, tant on comprend très tôt les liens qu’il peut y avoir (ou pas) entre les différentes histoires. C’est toujours un peu triste car l’un des plaisirs de lire un livre policier, c’est de sentir que quelque chose nous échappe, ou, justement, que l’on a compris quelque chose de complexe. Là, ce n’est clairement pas sur ces ressorts que joue l’auteur. Et je trouve ça dommage ! J’espère que Passage des ombres sera plus surprenant !

  •  Timothée
  •  02.09.2019, 18:00

LIVRES DE L’ÉTÉ 2019

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Partir trois semaines en vacances avec une petite fille de presque deux ans, ça n’aide pas forcément à se plonger à corps perdu dans la lecture. D’autant que j'ai également regardé deux séries (la saison 2 de Big Little Lies, toujours aussi réussie avec une Meryl Streep absolument gigantesque en guest-star et la saison 3 de La Casa de Papel, qui confirme que le filon est largement épuisé et qu’il est temps que les scénaristes fassent évoluer l’histoire car ça devient vraiment très très limite), ce qui ne laisse alors plus beaucoup de temps libre.

Pour autant, j’ai réussi à lire trois romans, dont je vais dire quelques mots ici. Pas de véritables surprises car j’avais misé cet été sur des auteurs que je connaissais déjà même si cela faisait longtemps que je n'avais pas lu les polars de Férey et Indridason. Le livre d'Elena Ferrante, lui, est bien loin de ce que j'imaginais en le prenant à la bibliothèque sans trop y faire attention...

Condor de Caryl Férey

J’avais plutôt apprécié Mapuche, le seul roman que j’avais lu de cet auteur français, livre qui nous plongeait dans les méandres de l’histoire de l’Argentine à travers une enquête actuelle. C’était sombre, violent mais sacrément prenant. Avec Condor, Férey reprend un peu les mêmes éléments sauf qu’il déplace l’histoire à peine plus à l’ouest puisque c’est au Chili que les péripéties d’une jeune vidéaste – Gabriela – et d’un avocat – Esteban...

  •  Timothée
  •  27.08.2019, 12:00

LECTURE - RÉCAPITULATIF

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Parce que, depuis que ce site est ouvert, j'ai fait 83 critiques de livres (quand même), il est temps de faire un petit point récapitulatif pour s'y retrouver plus facilement.

Ainsi, vous trouverez ci-dessous tous les livres critiqués. Ils sont classés d'abord par auteur (de celui qui a le plus de livres critiqués à celui qui en a le moins) et, pour chacun des auteurs, par ordre de lecture (avec les plus récents en premier). Evidemment, il suffit de cliquer pour attérir sur la critique ! Et quand j'ai fait une critique de l'adaptation au cinéma, c'est également disponible ! Vous trouverez également plus bas la liste chronologique par années

Haruki MURAKAMI

Le Meurtre du Commandeur – La Métaphore se déplace – Livre 2 (01.2019)

Le Meurtre du Commandeur – Une Idée apparaît – Livre 1 (12.2018)

Ecoute le chant du vent – Flipper, 1973 (05.2016)

L’incolore Tsukuru...

  •  Timothée
  •  01.08.2019, 19:00

AU FOND DE L'EAU DE PAULA HAWKINS

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Le corps de Nel Abbot vient d’être retrouvé dans la rivière qui coule à Beckford, ville du Nord de l’Angleterre. Tout laisse penser à un suicide. Mais ce n’est pas la première fois, loin de là, que des drames arrivent à cet endroit, puisque les tragédies s’y succèdent depuis des siècles. Julia, la sœur de Nel, arrive sur place et doit, tout en s’occupant de sa nièce et en gérant l’enquête qui est en cours, faire face à ses propres démons…

Ayant trouvé à la bibliothèque le livre suivant de Paula Hawkins, écrit après le formidable succès de La fille du train (que j’ai lu et qui ne m’a pas franchement ébloui), je me suis dit que ça ferait une bonne lecture de début d’été, tranquille et pas trop prise de tête. De fait, on ne peut pas dire que l’on se fasse de véritables nœuds à la tête par rapport à ce qui en est de l’enquête sur la mort de cette mère de famille. Pour le coup, le côté policier semble encore être mis plus en retrait que dans son livre précédent et, au final, il n’y a pas véritablement d’enquête, mais plutôt une suite de discussions qui mènent les policiers au(x) coupable(s). Ce qui intéresse le plus Paula Hawkins, c’est de faire des portraits de femmes en proie à leurs démons. Ici, ce sont les violences de différents ordres à des époques distinctes qui sont évoquées (accusations de sorcellerie, violences physiques, viols,…). Ce n’est pas forcément inintéressant, mais la façon dont c’est fait ne m’a pas réellement convaincu. Tout cela s’inscrit dans une ambiance très sombre, presque glauque et par moments un peu fantastique, qui, elle non plus, ne m’a pas transporté. En fait, je suis resté relativement extérieur à tout ce qui se passait pour ces personnages, ce qui...

  •  Timothée
  •  01.08.2019, 12:00

UN GOÛT DE SÉRÉNITÉ

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  • Sport-Federer



Depuis hier soir, et encore ce matin, beaucoup de gens qui me connaissent – et qui savent donc mon admiration pour Roger Federer – m’envoient des messages, me demandent si je vais bien, si je ne suis pas trop triste,… C’est évidemment très gentil de leur part de prendre soin de moi, et je les en remercie vivement. Mais j’ai toujours la même réponse : « Tout va bien pour moi, merci ». Pourquoi ? D’abord parce qu’il y a trop de choses bien plus graves dans la vie qu’un simple résultat sportif et, ensuite, parce que, en fait, je me sens tout simplement comblé. Ça vous semble étrange ? Je vais donc m’en expliquer.

Cet article est une "réponse" ou une suite à celui que j'avais écrit le 29 janvier 2017 suite à sa victoire à l'Open d'Australie intitulé Un goût d'éternité.

Déçu (quand même, soyons honnête)

Evidemment, j’aurais préféré (et de loin) qu’il gagne le match d’hier. Ça ne sert à rien de dire le contraire et ça ne serait de toute façon guère crédible. Plus que le résultat sec (une défaite en finale de Grand Chelem), c’est le scénario qui laisse une forme d’inachevé à ce Wimbledon qui l’aura vu triompher de Nadal en demi-finale dans un match où il a été excellent. Il va donc falloir se replonger un peu dans le cœur de cette finale assez exceptionnelle à pas mal de niveau pour essayer de comprendre où et quand le Suisse a laissé passer sa chance après presque cinq heures de jeu. De façon évidente, on reparlera longtemps de ces deux...

  •  Timothée
  •  15.07.2019, 12:00