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LA FILLE DU TRAIN DE PAULA HAWKINS

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Alcoolique, quittée par son mari, au chômage, obligée de louer une chambre chez une amie, Rachel voit peu à peu sa vie lui échapper. Ses trajets quotidiens en train lui offrent une sorte de bouée d’oxygène, surtout quand elle passe devant cette maison habitée par un couple qu’elle idéalise sans même connaître. Quand, un jour, la femme est à la une des journaux à cause de sa disparition, Rachel va se sentir obligé de participer à l’enquête à sa manière…

Cela faisait un certain temps que ce roman me faisait de l’œil. Sorti il y a bientôt quatre ans et premier ouvrage d’une écrivaine britannique, il est devenu un phénomène d’édition à travers le monde, avec des millions d’exemplaires vendus et une adaptation qui n’a pas trainé (le film est sorti il y a deux ans et demi maintenant). Il était donc temps que je m’y mette et, malgré ses 450 pages en poche, la lecture n’a pas vraiment trainé. Pourquoi ? Principalement parce que c’est un vrai page-turner qui, s’il met un peu (trop) de temps à mettre véritablement l’intrigue en place, pousse ensuite le lecteur à toujours continuer la lecture afin de découvrir ce qu’il va se passer par la suite. De ce côté-là, il n’y a pas grand-chose à redire et l’auteur parvient à nous plonger dans une ambiance de thriller psychologique qui ressemble un peu au film Gone Girl (adapté du livre Les apparences de Gillian Flynn, que je n’ai pas lu). C’est dommage que la résolution de l’affaire n’offre pas forcément une énorme surprise, de telle sorte qu’elle m’a même semblé un peu bâclée, comme si l’auteur ne savait pas vraiment comment faire retomber son histoire.

 

Mais ce qui m’a le plus dérangé, au-delà d’une écriture loin d’être exceptionnelle,...

  •  Timothée
  •  03.04.2019, 17:30

LEURS ENFANTS APRÈS EUX DE NICOLAS MATHIEU

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1992, 1994, 1996, 1998. Quatre étés dans la vie d’adolescents issus d’une ville de l’est de la France qui connaît la désindustrialisation et ce que ça implique, en termes de désœuvrement et de consommation d’alcool. Leurs espoirs vont-ils se fracasser devant une réalité loin d’être rose, mais aussi devant leurs propres médiocrités ? C’est leurs histoires mais aussi celles de toute une vallée qui semble avoir été mise de côté.

C’est seulement le deuxième roman pour cet auteur venu des Vosges mais c’est déjà un coup de maître puisque Leurs enfants après eux a remporté en 2018 la plus grande récompense pour un livre français à savoir le Prix Goncourt. Aux animaux la nuit, sa première œuvre, avait été remarqué, au point d’être adaptée en série en fin d’année avec Roschdy Zem dans le rôle principal. C’est donc dire si la carrière de ce « jeune » auteur est déjà lancée sur de bons rails. Etant donné le très faible nombre de livres (notamment français) que je lis dans une année, je ne peux en aucun cas me prononcer pour savoir si ce Goncourt est mérité mais il semble qu’il n’y ait pas eu de grandes polémiques du côté des critiques, chacun reconnaissant la qualité de l’œuvre. Personnellement, c’est un livre que j’ai trouvé assez marquant et duquel il n’est pas facile de véritablement se détacher tant, au fil des pages, on est devenu proche de ces personnages principaux qui sont pourtant assez éloignés de ce que j’ai pu connaître au cours de ma jeunesse. Il y a d’abord une question de génération puisqu’il s’agit là de cette d’avant, celle née au début des années 80. Mais aussi de lieu de naissance puisqu’ici, Heillange (ville fictive qui fait forcément penser à Hayange, en Moselle) se situe au plein cœur d’une vallée dévastée par la fin...

  •  Timothée
  •  18.03.2019, 18:00

APRÈS LA CHUTE DE DENNIS LEHANE

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Malgré une vie personnelle pas toujours évidente à gérer Rachel Childs est la journaliste qui monte à Boston. Envoyée sur le terrain en Haïti lors du terrible séisme de 2010, elle va y être confrontée à l’horreur absolue. Tellement qu’elle va perdre pied et sombrer aussi bien professionnellement que personnellement. Son mariage avec Brian Delacroix semble la sauver. Mais ce n’est peut-être qu’une apparence…

Ne me tenant plus forcément au courant de l’actualité littéraire de Dennis Lehane, auteur que j’estime pourtant énormément, j’ai découvert avec un peu de surprise son dernier livre directement en poche. Il était en effet sorti depuis plus d’un an sans que je ne m’y sois intéressé. Voici cet « oubli » réparé et, honnêtement, je me dis après lecture que je n’aurais finalement pas raté grand-chose si je n’avais pas lu ce roman. Et ce n’est pas une si grande surprise car, depuis quelques livres, je trouve que l’on a un peu perdu le Dennis Lehane de Mystic River ou Un pays à l’aube, capable de nous offrir de grandes fresques pleines d’émotions. Ou celui de Shutter Island, nous plongeant dans une ambiance angoissante. Ou même celui des premiers livres de la série des Kenzie et Gennaro, avec son humour légendaire et son impeccable sens du thriller. Ils vivent la nuit et Ce monde disparu n’étaient déjà pas exceptionnels,...

  •  Timothée
  •  04.03.2019, 18:00

LA DISPARITION DE JOSEF MENGELE D’OLIVIER GUEZ

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Après avoir réussi à échapper aux alliés à la sortie de la guerre, Josef Mengele, médecin de l’horreur dans le camp d’Auschwitz, débarque à la fin des années 40 en Argentine où il pense pouvoir se cacher plus tranquillement. Mais, traqué, il devra fuir au Paraguay et au Brésil, aidé par d’anciens compatriotes nostalgiques, avant de finir terré comme une bête dans un bidonville de São Paulo...

Olivier Guez a débuté sa carrière comme journaliste, notamment économique et géopolitique, avant de peu à peu passer du côté de la littérature et même du cinéma (puisqu’il a coscénarisé un film allemand – Fritz Bauer, un héros allemand). La Disparition de Josef Mengele est ce qui est considéré comme son deuxième roman et il lui a permis de décrocher un Prix Renaudot en 2017. D’ailleurs, ça faisait un certain temps que ce livre m’intriguait et j’ai donc profité de sa sortie en poche, et d’avoir un « planning lecture » un peu dégagé pour m’y atteler. Et entrer dans cet ouvrage est quelque chose qui marque car on entre au plus proche de la vie de celui qui est une sorte d’incarnation du mal de l’époque nazie, à savoir Josef Mengele, médecin à Auschwitz, connu pour avoir effectué toutes sortes de manipulations sur des prisonniers juifs, dans le cadre de ses recherches, notamment sur la gémellité et qui a fini sa vie sans jamais être jugé. C’est d’ailleurs principalement à cette période de cavale (plus de trente ans) qu’Olivier Guez s’intéresse.

 

En effet, s’il ne s’interdit pas des retours en arrière pour expliquer le personnage et le début de son périple, l’histoire qu’il raconte débute véritablement lorsqu’il pose les pieds sur le continent sud-américain en 1949, soit quatre ans après la...

  •  Timothée
  •  11.02.2019, 18:00

LE MEURTRE DU COMMANDEUR - LIVRE 2 (La Métaphore se déplace) DE HARUKI MURAKAMI

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CRITIQUE DU LIVRE 1


Le peintre poursuit son travail sur le portrait de la jeune Marié, alors que l’univers dans lequel il évolue est toujours aussi étrange, entre apparitions de personnages qui semblent imaginaires, disparitions d’objets,… Lorsque c’est Marié qui, un soir, ne revient pas chez elle, le peintre va devoir effectuer un voyage qui va le mener bien plus loin qu’il aurait pu l’imaginer.


Puisque l’ouvrage a été divisé en deux parties par les éditeurs français, de manière assez étrange (même si, évidemment, vendre deux livres, c’est toujours mieux qu’un seul) [EDIT du 01/02/2019 : fausse information que je corrige grâce à un commentaire de Hélène Morita, traductrice de Murakami, que je remercie et félicite pour son travail : Belfond, l'éditeur français s'est conformé à l'édition japonaise : 2 tomes parus simultanément. Désolé !], on trouve dès le début de ce deuxième livre la suite de ce qui avait pu être raconté avant, avec les mêmes personnages, notamment ce narrateur qui a du mal à trouver l’inspiration, ce Menshiki toujours aussi mystérieux et cette petite nouvelle, Marié, dont on sent qu’elle aura une importance grandissante au fur et à mesure que le livre avancera. Il n’y a donc aucune rupture narrative et on continue sur ce rythme propre à Murakami à découvrir de nouveaux éléments qui, la plupart du temps, amènent davantage de questions qu’ils ne permettent de donner des réponses. Ainsi, les énigmes se multiplient et, ce qui est vraiment intéressant, c’est qu’on a le sentiment que tous les personnages peuvent détenir une ou plusieurs clés qui permettraient de les résoudre. C’est d’ailleurs...

  •  Timothée
  •  28.01.2019, 19:00