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LA SERPE DE PHILIPPE JAENADA

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En octobre 1941, un terrible meurtre fait les gros titres de la presse. Un homme, sa sœur et leur bonne ont été assassiné dans un château du Périgord. Tout semble accuser Henri, le fils, seul présent et qui avait emprunté l’arme du crime, puisqu’il est le seul héritier. Pourtant, il sera acquitté, avant de partir en Amérique du Sud et de revenir avec un livre écrit sous le nom de Georges Arnaud.  Philippe Jaenada tente aujourd’hui de percer ce qui reste encore un mystère…

Il y a quelques mois, je suis tombé devant ce livre lors d’une incursion dans une librairie un jour de canicule (histoire vraie !) et je me suis souvenu qu’il y a deux ans, lors de sa sortie, on en avait beaucoup entendu parler (favori au Goncourt, notamment, et vainqueur du Prix Femina, finalement) et que j’avais eu envie de le lire. Moi qui adore les faits divers, je trouvais vraiment « chouette » le principe d’un auteur qui revienne plus de 75 ans après sur des meurtres encore officiellement inexpliqués par la justice pour mener sa propre enquête à partir du matériau restant (il est d’ailleurs fascinant – et d’une certaine manière rassurant –  qu’on retrouve autant de documents, si longtemps après les faits et le procès). C’est devenu un peu la spécialité de cet auteur dont c’est le premier ouvrage que je lis, puisqu’il s’est intéressé auparavant aux personnages de Bruno Sulak (braqueur français célèbre dans les années 80, notamment pour ses évasions) et de Pauline Dubuisson (accusée dans les années 50 du meurtre de son ex-petit ami, Felix Bailly). Et, même si je n’ai pas forcément dévoré La Serpe d’une traite (j’ai même lu un ou deux livres entre temps), je dois dire que c’est un ouvrage qui a fini par me convaincre.

 

Il...

  •  Timothée
  •  19.12.2019, 12:00

UN POISSON SUR LA LUNE DE DAVID VANN

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Jim Vann revient en Californie pour ce qu’il pense être la dernière fois. En effet, accompagné d’un revolver, il a décidé d’en finir avec une vie qui le fait trop souffrir. En revoyant son frère, ses parents, son ex-femme et ses parents, il veut boucler la boucle. Mais tous ces derniers, chacun à leur manière, tentent de lui faire changer d’avis. Avec succès ?

David Vann fait partie de ces auteurs dont je lis systématiquement les nouveaux livres (sauf l’avant dernier, L’Obscure Clarté de l’air, mais je vais vite me rattraper). Je l’avais découvert en prenant un choc assez terrible avec la lecture de son premier ouvrage, l’incroyable Sukkwan Island et depuis, je suis toujours aussi fasciné par on écriture et la manière dont il aborde les fêlures des relations familiales. Aquarium, le dernier que j’ai lu, est l’un des livres les plus poignants et magnifiques que j’ai pu apprécier ces dernière années. Depuis toujours, il y a dans ces récits une vraie noirceur, avec la présence plus ou moins formulée de la maladie, du suicide, de la complexité des liens au sein de la famille et on sent que ce sont des éléments qui sont importants pour lui et même constitutifs de ce qu’il est en tant qu’humain.  Là, avec Un poisson sur la lune, David Vann nous livre finalement presque une explication à tout ce que l’on avait pu percevoir jusque-là. En effet, il nous raconte, entre fiction et réalité, l’histoire de son propre père.

 

Et, autant le dire tout de suite, celle-ci n’est pas joyeuse. En effet, séparé de son ex-femme et de ses enfants et vivant en Alaska, Jim décide...

  •  Timothée
  •  05.12.2019, 11:00

LA FEMME DE L'OMBRE DE ARNALDUR INDRIDASON

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En 1943, alors que l’Islande est occupée depuis deux ans par les Britanniques, deux événements tragiques viennent bouleverser le quotidien du pays : la découverte d’un cadavre rejeté par la mer et le meurtre d’un jeune homme près d’un bar fréquenté par des soldats. Flovent et Thorson vont devoir reprendre du service pour démêler ces deux affaires qui s’annoncent complexes.

Après avoir lu le premier volet de cette trilogie pendant l’été, je n’ai pas vraiment été surpris par le style général qui ressemble assez à Dans l’ombre : à savoir une ou des enquêtes qui n’avancent pas très vite, une prépondérance des interrogatoires, des petites digressions qui permettent de plonger véritablement le lecteur au cœur de cette période d’occupation si particulière pour l’Islande,… Bref, de ce côté-là, Indridason n’a pas vraiment fait évoluer son style. Toutefois, il y a ici une double enquête, avec, en plus, une autre temporalité qui se rajoute (plus ancienne). Le tout est parfois un peu difficile à saisir au début, mais une fois que l’on a compris, la lecture reste aisée. On ne peut donc pas dire que ce soit un mauvais livre, loin de là, puisqu’on passe un bon moment. Le problème principal vient tout de même du fait que l’histoire ne réserve aucune surprise, tant on comprend très tôt les liens qu’il peut y avoir (ou pas) entre les différentes histoires. C’est toujours un peu triste car l’un des plaisirs de lire un livre policier, c’est de sentir que quelque chose nous échappe, ou, justement, que l’on a compris quelque chose de complexe. Là, ce n’est clairement pas sur ces ressorts que joue l’auteur. Et je trouve ça dommage ! J’espère que Passage des ombres sera plus surprenant !

  •  Timothée
  •  02.09.2019, 18:00

LIVRES DE L’ÉTÉ 2019

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Partir trois semaines en vacances avec une petite fille de presque deux ans, ça n’aide pas forcément à se plonger à corps perdu dans la lecture. D’autant que j'ai également regardé deux séries (la saison 2 de Big Little Lies, toujours aussi réussie avec une Meryl Streep absolument gigantesque en guest-star et la saison 3 de La Casa de Papel, qui confirme que le filon est largement épuisé et qu’il est temps que les scénaristes fassent évoluer l’histoire car ça devient vraiment très très limite), ce qui ne laisse alors plus beaucoup de temps libre.

Pour autant, j’ai réussi à lire trois romans, dont je vais dire quelques mots ici. Pas de véritables surprises car j’avais misé cet été sur des auteurs que je connaissais déjà même si cela faisait longtemps que je n'avais pas lu les polars de Férey et Indridason. Le livre d'Elena Ferrante, lui, est bien loin de ce que j'imaginais en le prenant à la bibliothèque sans trop y faire attention...

Condor de Caryl Férey

J’avais plutôt apprécié Mapuche, le seul roman que j’avais lu de cet auteur français, livre qui nous plongeait dans les méandres de l’histoire de l’Argentine à travers une enquête actuelle. C’était sombre, violent mais sacrément prenant. Avec Condor, Férey reprend un peu les mêmes éléments sauf qu’il déplace l’histoire à peine plus à l’ouest puisque c’est au Chili que les péripéties d’une jeune vidéaste – Gabriela – et d’un avocat – Esteban...

  •  Timothée
  •  27.08.2019, 12:00

AU FOND DE L'EAU DE PAULA HAWKINS

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Le corps de Nel Abbot vient d’être retrouvé dans la rivière qui coule à Beckford, ville du Nord de l’Angleterre. Tout laisse penser à un suicide. Mais ce n’est pas la première fois, loin de là, que des drames arrivent à cet endroit, puisque les tragédies s’y succèdent depuis des siècles. Julia, la sœur de Nel, arrive sur place et doit, tout en s’occupant de sa nièce et en gérant l’enquête qui est en cours, faire face à ses propres démons…

Ayant trouvé à la bibliothèque le livre suivant de Paula Hawkins, écrit après le formidable succès de La fille du train (que j’ai lu et qui ne m’a pas franchement ébloui), je me suis dit que ça ferait une bonne lecture de début d’été, tranquille et pas trop prise de tête. De fait, on ne peut pas dire que l’on se fasse de véritables nœuds à la tête par rapport à ce qui en est de l’enquête sur la mort de cette mère de famille. Pour le coup, le côté policier semble encore être mis plus en retrait que dans son livre précédent et, au final, il n’y a pas véritablement d’enquête, mais plutôt une suite de discussions qui mènent les policiers au(x) coupable(s). Ce qui intéresse le plus Paula Hawkins, c’est de faire des portraits de femmes en proie à leurs démons. Ici, ce sont les violences de différents ordres à des époques distinctes qui sont évoquées (accusations de sorcellerie, violences physiques, viols,…). Ce n’est pas forcément inintéressant, mais la façon dont c’est fait ne m’a pas réellement convaincu. Tout cela s’inscrit dans une ambiance très sombre, presque glauque et par moments un peu fantastique, qui, elle non plus, ne m’a pas transporté. En fait, je suis resté relativement extérieur à tout ce qui se passait pour ces personnages, ce qui...

  •  Timothée
  •  01.08.2019, 12:00

UN GOÛT DE SÉRÉNITÉ

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Depuis hier soir, et encore ce matin, beaucoup de gens qui me connaissent – et qui savent donc mon admiration pour Roger Federer – m’envoient des messages, me demandent si je vais bien, si je ne suis pas trop triste,… C’est évidemment très gentil de leur part de prendre soin de moi, et je les en remercie vivement. Mais j’ai toujours la même réponse : « Tout va bien pour moi, merci ». Pourquoi ? D’abord parce qu’il y a trop de choses bien plus graves dans la vie qu’un simple résultat sportif et, ensuite, parce que, en fait, je me sens tout simplement comblé. Ça vous semble étrange ? Je vais donc m’en expliquer.

Cet article est une "réponse" ou une suite à celui que j'avais écrit le 29 janvier 2017 suite à sa victoire à l'Open d'Australie intitulé Un goût d'éternité.

Déçu (quand même, soyons honnête)

Evidemment, j’aurais préféré (et de loin) qu’il gagne le match d’hier. Ça ne sert à rien de dire le contraire et ça ne serait de toute façon guère crédible. Plus que le résultat sec (une défaite en finale de Grand Chelem), c’est le scénario qui laisse une forme d’inachevé à ce Wimbledon qui l’aura vu triompher de Nadal en demi-finale dans un match où il a été excellent. Il va donc falloir se replonger un peu dans le cœur de cette finale assez exceptionnelle à pas mal de niveau pour essayer de comprendre où et quand le Suisse a laissé passer sa chance après presque cinq heures de jeu. De façon évidente, on reparlera longtemps de ces deux...

  •  Timothée
  •  15.07.2019, 12:00

SALES CARACTÈRES DE SIMON GARFIELD

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Sans que l’on s’en rende forcément compte, les polices d’écriture sont entrées dans nos vies, surtout depuis l’avènement de l’informatique. On en trouve certaines pratiques, jolies ou bien ridicules… Simon Garfield nous raconte l’histoire de la typographie tout en s’attardant plus particulièrement sur certaines des polices les plus connues, pour le meilleur et pour le pire…

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas d’un roman dont je vais parler ici mais bien de ce que l’on peut qualifier comme un essai (même si je n’ai jamais trop aimé ce terme fourre-tout). Ça fait maintenant pas mal de temps que je suis dessus et j’en suis (enfin !) arrivé au bout. Si j’ai mis un peu de temps, ce n’est sûrement pas parce que le livre ne me plaisait pas (bien au contraire) mais c’est typiquement le genre d’ouvrage qu’on peut lire en même temps que des romans et comme, ces derniers temps, j’ai plutôt beaucoup lu (selon mes standards), ça a ralenti d’autant mon avancée dans ce Sales caractères qui est pourtant vraiment intéressant. C’est vrai que les polices d’écriture, c’est quelque chose qui m’a toujours intéressé. Sans être un grand technicien, loin de là, j’aime bien aller en chercher des nouvelles et que les documents que je compose (notamment dans mon activité professionnelle) ait une typographie claire avec une charte graphique identifiée. Il était donc temps que je prenne le temps pour en connaître un peu plus sur l’histoire et les techniques autour de la typographie.

 

Et, pour ce faire, ce Sales caractères a beaucoup d’atouts dans sa manche. Il est d’abord plutôt facile d’accès tout en expliquant de façon assez claire les principaux éléments qui différencient...

  •  Timothée
  •  04.07.2019, 17:00

AM STRAM GRAM DE M.J. ARLIDGE

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Une jeune femme sort des bois et raconte avoir été séquestrée avec son petit ami avec un pistolet, le premier tuant l’autre étant libéré. La police a au départ du mal à croire une telle histoire mais tout colle, pourtant. D’autant que le scénario se reproduit dans les jours suivants. L’inspecteur Helen Grace va devoir mener l’enquête sur une série de meurtre qui ne doit pas tout au hasard…

Etant donné que je ne fais pas toujours les choses dans le « bon ordre », j’ai lu en premier le quatrième livre paru en France de cet auteur anglais. Puis, ayant envie de me faire une idée un peu plus précise sur l’écrivain et son œuvre, je suis passé à son premier roman, celui qui l’a véritablement fait connaître des deux côtés de la Manche. Et, pour être tout à fait honnête, j’ai retrouvé presque exactement ce à quoi je m’attendais. Forcément, la critique va être assez courte car je peux reprendre presque mot pour mot ce que j’avais pu dire à propos de Au feu, les pompiers : on rentre très vite dans l’action ; on est dans une construction assez mécanique et nerveux, avec des chapitres très courts qui font alterner une dizaine de personnages au total ; les personnages principaux ne sont pas inintéressants. L’impression de redite est quand même bien présente. Alors, oui, évidemment, on a envie de savoir ce qui se cache réellement derrière une série de meurtres qui défie l’imagination et j’ai finalement dévoré le bouquin en très peu de temps, mais, au final, on a surtout l’impression d’avoir eu un copier-coller, même si, là, le côté sadique du meurtrier est encore plus poussé. Même dans l’enquête elle-même, on retrouve un peu les mêmes ficelles (difficile d’en dire plus sans trop en dévoiler)....

  •  Timothée
  •  17.06.2019, 12:00

LE LAMBEAU DE PHILPPE LANÇON

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Philippe Lançon est journaliste à Libération mais aussi à Charlie Hebdo. Il se trouve dans la salle de rédaction au matin du 7 janvier 2015 lorsque survient l’attentat. Il y survit mais il laisse dans cette horreur une partie de son visage, de nombreux amis ainsi que, tout simpelement, sa vie d’avant. C’est cet épisode et sa reconstruction à l’hôpital qu’il raconte dans ce livre.
 

Ce fut l’un des livres événements de l’année 2018 et, pour beaucoup de critiques, il aurait mérité le Prix Goncourt. Il n’aura finalement eu « que » le Prix Femina ainsi qu’un prix « spécial » Renaudot, ce qui n’est déjà pas si mal, me direz-vous. De mon côté, il m’aura fallu attendre environ un an après sa sortie pour m’y mettre, même si cela faisait un certain temps que je m’y intéressais de près. Pourtant, je ne connaissais pas ce journaliste, également auteur de deux romans, ne lisant guère ni Libération, ni Charlie Hebdo. Mais le peu que j’avais pu entendre sur ce roman me donnait vraiment envie de le lire et je me dis rétrospectivement que j’ai vraiment bien fait car Le Lambeau est une œuvre qui, si elle n’est pas forcément facile à appréhender au départ, n’en reste pas moins d’une puissance assez exceptionnelle. On entre pendant presque neuf mois dans la vie de cet homme, victime de l’un des événements à la fois les plus dramatiques mais aussi emblématiques depuis le début du siècle en France. Et, même en finissant le roman, on n’a pas l’impression d’en sortir complètement, d’autant que le livre, dans un écho absolument terrible mais malheureusement attendu, se termine sur l’évocation des attentats du 13 novembre, comme un cauchemar qui ne veut pas se terminer. Philippe Lançon, lui, est à ce moment-là...

  •  Timothée
  •  29.04.2019, 18:00

AUF WIEDERSEHEN DIRK

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Ce n’est pas forcément une surprise mais la nouvelle de sa retraite m’a quand même fait un sacré choc hier matin quand j’ai appris qu’il l’avait annoncé officiellement. Dirk NOWITZKI, mon joueur de basket préféré depuis bien longtemps, a joué son dernier match de NBA cette nuit. C’est toujours à travers son parcours et ses performances que j’ai suivi le basket américain et l’année prochaine, je me sentirai un peu « orphelin ».

Mais, aujourd’hui, il est surtout temps de lui rendre l’hommage qu’il mérite.

Cette nuit, Dirk Nowitzki a donc officiellement joué son dernier match NBA, sur le parquet des San Antonio Spurs, le grand rival de son équipe des Dallas Mavericks qu’ils ont affronté de nombreuses fois lors de joutes mémorables en play-offs. Ces derniers lui ont offert un hommage magnifique et Nowitzki n'a pu retenir ses larmes devant tant d'émotion. Il avait annoncé la nuit précédente, lors de son ultime apparition sur son parquet fétiche de l’American Airlines, qu’il mettait un terme à sa formidable carrière de joueur, entamée en 1998 et qui s’était toujours déroulé au sein de cette équipe. Assurément la fin d’une époque à la fois pour la franchise de Dallas qu’il a incarné pendant presque vingt ans et même pour la NBA dans son ensemble (il reste en activité encore Vince Carter en dernier « survivant » des draftés dans les années 90). Et pour moi également, car c’est avec lui que j’ai découvert la NBA et que j’ai appris à apprécier cette compétition (même si, au fond, je préfère le basketball plus tactique et intense joué dans les gros matchs européens). C’était devenu un rituel pour moi depuis de nombreuses années de me réveiller le matin...

  •  Timothée
  •  11.04.2019, 08:15