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TimFaitSonCinema

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17  JACKIE

affiche_du_film Un journaliste se rend dans la demeure de Jacqueline Kennedy pour l’interviewer. C’est quelques jours après la mort de son mari, assassiné à Dallas. Elle va alors lui raconter les quelques jours qui ont suivi cet événement tragique, des heures où les enjeux ont été aussi bien personnels que nationaux.

Déroutant dans sa forme parfois alambiquée et finalement très loin de ce qu’on aurait pu en attendre, Jackie finit par séduire par sa manière d’évoquer à travers quelques moments clés le destin d’une femme, intimement lié à celui de son pays. Admirable dans la forme et virtuose par moments, ce long métrage est également magnifié par la performance magnétique d’une Natalie Portman incroyable. Un très beau film.

12  LEGO BATMAN : LE FILM

affiche_du_film Batman n’était qu’un personnage secondaire lors du premier volet des aventures Lego. Cette fois-ci, il est bien le héros de son film et il a pour le moins du travail puisque le Joker, aidé de tous pleins de méchants, veut mettre Gotham à feu et à sang. Et pour s’en sortir, Batman va devoir accepter une aide qu’il n’est sans doute pas prêt à vouloir…

Hyper rythmé et bourré de références en tous genres, Lego Batman : le film est loin d’être complètement convaincant. La faute notamment à un scénario qui manque de force et à un univers visuel original mais qui peine à se réinventer. A la longue, ça devient même relativement fatigant… Dommage car le premier volet réussissait à éviter pas mal de ces pièges…

14  CHEZ NOUS

affiche_du_film Pauline est infirmière à domicile dans une petite ville du Nord de la France. Elle s’occupe seule de ses enfants et de son père, gravement malade après avoir été ouvrier pendant trente ans. Le médecin de la ville va alors lui proposer d’être candidate en tant que tête de liste à la mairie de sa commune, sur une liste dont la figure principale est Agnès Dorgelle, dirigeante du grand parti d’extrême droite du pays.

Avec Chez nous, Lucas Belvaux livre un film clairement engagé. S’il pêche par moments par un scénario pas toujours assez fin et des personnages qui manquent un peu de nuances, ce long métrage a le très grand mérite de s’interroger frontalement à la mécanique d’un parti et aux ressorts qui font que l’on peut y adhérer. C’en est même sacrément troublant par moments.

15  SILENCE

affiche_du_film Au plein cœur du dix-septième siècle, deux prêtres portugais se rendent au Japon dans le but de retrouver le père Ferreira, celui qui leur a tout appris et qui est porté disparu. Dans un pays où les chrétiens sont persécutés, ils vont devoir survivre mais également faire perdurer leur foi, malgré les épreuves qui leur sont infligées…

Malgré quelques petites longueurs évitables en son cœur, Silence reste un film très impressionnant, notamment du fait de la qualité de l’image et de quelques séquences vraiment splendides. Cette réflexion sur la foi est même par moments franchement captivante. Andrew Garfield y démontre une nouvelle fois tout son talent et Adam Driver, lui, est plutôt convaincant. 

14  NOMA AU JAPON : (RÉ)INVENTER LE MEILLEUR RESTAURANT DU MONDE

affiche_du_film Le NOMA, basé à Copenhague, est considéré depuis quelques années comme le meilleur restaurant du Monde. Son chef, René Redzepi, décide alors de fermer son établissement pour ouvrir une résidence de deux mois à Tokyo. Ils ont un peu plus d’un mois pour créer un menu exceptionnel adapté à la culture japonaise.

NOMA au Japon est un documentaire qui est pas mal ficelé, notamment dans sa gestion du rythme et qui permet de bien comprendre ce qui fait la cuisine si particulière de René Redzepi. En ce sens, il remplit sa mission première. Mais pour être tout à fait honnête, j’ai tout de même du mal à m’enthousiasmer devant un tel film.

14  PRIMAIRE

affiche_du_film Florence est professeure des écoles et elle est pour le moins investie auprès de ses élèves. Un élève de l’école, Sacha, dont l’existence n’est pas facile, va la bouleverser. Elle va tout faire pour le sauver, au détriment de sa vie de mère et de sa propre existence de femme. Jusqu’à remettre en cause sa vocation ?

Avec son scénario pas toujours bien équilibré, Primaire ne parvient jamais à être complètement convaincant. Ce film a tout de même le mérite de donner une vision juste de ce que peut être le métier d’enseignant aujourd’hui. Et l’intensité du jeu de Sara Forestier, toujours aussi étonnante, donne une bonne dose de crédibilité à l’ensemble.  

18  LA LA LAND

affiche_du_film Mia est aspirante actrice et va de castings en castings en espérant réaliser son rêve. Sebastian, lui, est passionné de jazz et doit jouer du piano dans des restaurants pour économiser suffisamment et ouvrir son propre club. Les deux vont se rencontrer mais la Cité des Rêves leur ouvrira-t-elle les portes de leurs propres aspirations ?

La La Land est une merveille visuelle et rythmique, truffée de séquences absolument dingues. C’est souvent drôle, parfois émouvant et même bouleversant par moments. Les deux acteurs principaux, eux, sont parfaits. On tient de façon évidente la pépite de ce début d’année et le film musical le plus incroyable depuis très longtemps… Bravo, Monsieur Chazelle !

14  CORNICHE KENNEDY

affiche_du_film Sur la corniche de Marseille, un groupe de jeunes passe ses journées à braver les dangers en sautant dans l’eau depuis des spots toujours plus risqués. Suzanne, elle, habite dans une villa à proximité et veut faire partie de la bande. Malgré sa différence, elle va finir par y être acceptée et nouer une relation plus particulière avec Marco et Mehdi. Deux jeunes qui sont aussi surveillés par la police…

Tout en manquant de ressorts dramatiques, ce qui l’empêche d’être pleinement convaincant, Corniche Kennedy est un film qui finit par charmer le spectateur par la qualité de son image et la manière qu’il a de l’entraîner dans une ambiance bien particulière. La qualité de l’interprétation, principalement par des acteurs amateurs, est également à noter. Sans doute un peu vain mais loin d’être désagréable.

11  LE FONDATEUR

affiche_du_film Au milieu des années 50, Ray Kroc est un représentant de commerce qui peine à vendre ses produits. Lors de l’une de ses tournées, il rencontre les frères McDonald, qui viennent d’ouvrir un restaurant au concept révolutionnaire et qui fait fureur. Il va alors leur proposer de le franchiser et va peu à peu s’en approprier les mérites au fur et à mesure que les enseignes ouvrent à travers le pays.

Même si le travail de reconstitution des années 50 est de qualité et si Michael Keaton fait le travail, cela ne permet pas de sauver un long métrage bien trop linéaire et illustratif pour avoir un réel intérêt. Le scénario se contente juste de dérouler l’histoire de Ray Kroc, sans jamais que de véritables enjeux soient posés. Sans doute un documentaire bien foutu aurait été bien plus intéressant que ce long métrage finalement un peu triste…

16  MANCHESTER BY THE SEA

affiche_du_film Lee vit et travaille à Boston mais doit rentrer à Manchester, petite ville côtière qui se trouve à une heure, lorsque son frère décède. Il a alors la charge du fils de ce dernier, un adolescent qui veut continuer à profiter de sa vie. Mais ce retour dans les terres de son enfance font surtout remonter des souvenirs que Lee aurait préféré oublier…

Sans être dénué de quelques défauts qui l’empêchent d’être un vrai grand long métrage, Manchester by the sea a l’immense mérite d’être un mélodrame construit avec beaucoup d’intelligence et d’être émouvant sans être tire-larmes. Et l’interprétation, notamment celle de Casey Affleck, y est de très grande qualité.