Dans une ville que l’on soupçonne être Marseille, une bande de jeunes s’amuse à plonger de plus en plus haut au bord de la corniche Kennedy. Face aux dangers, les forces de l’ordre essaient de les en empêcher, notamment avec l’aide d’un commissaire qui peut voir tout ce qui se passe depuis son bureau. Qui gagnera la « bataille » qui s’engage alors ?
J’ai découvert cette auteur en lisant son dernier livre qui avait fait quand même pas mal de bruit dans le milieu littéraire (Naissance d’un pont) et que j’avais dans l’ensemble plutôt apprécié malgré son côté parfois un peu foutraque, notamment dans le style. Il y avait un souffle épique et une vraie force qui s’en dégageait. En attaquant donc ce roman, plus ancien dans l’œuvre de cette romancière, j’avais vraiment une image en tête. Et dès les premières lignes, j’ai retrouvé ce qui faisait le sel de ses ouvrages avec la description de ce qui donne le titre au livre, presque comme un personnage à part entière. De fait, ça le sera et c’est dans cette façon de lier de façon si claire les personnes et ce qui les entoure que Maylis de Kerangal prouve une nouvelle fois qu’elle a vraiment quelque chose.
Son style reste assez particulier : elle en rajoute toujours un peu, avec un adjectif supplémentaire, un bout de phrase qui se balade, un mélange entre le narratif et les dialogues,… Parfois, on a la sensation que tout s’embrouille. On aime ou on n’aime pas. Personnellement, ça me convient plutôt et je trouve en tout cas que cela correspond bien à ce qu’elle raconte puisqu’il y a une idée de mouvement perpétuel mais aussi de « guerre » entre d’un côté les jeunes et d’un autre la sureté publique. Au milieu, un...
- Timothée
- 24.08.2013, 21:08