Un père part avec son fils de treize dans une cabane située sur une île déserte pour une durée d’un an. Il pense que cela va leur permettre de renouer des liens quelque peu compliqués par le temps. Mais les choses ne se passent pas comme prévu, et peu à peu, la relation entre le père et le fils va se dégrader. Jusqu’à ce que l’irréparable se produise…
Il y a un vrai problème pour écrire sur ce livre : c’est vraiment dur d’expliquer la force de ce roman sans en dévoiler les rouages principaux, ce qu’il ne faut évidemment pas faire. Mais je vais essayer de m’atteler à cette tâche. Il y a deux trois choses à dire sur le livre avant de commencer à vraiment en parler. La première est qu’aux Etats-Unis, Sukkwan Island n’a jamais été publié sous cette forme. Après de longues années où le manuscrit a été refusé par toutes les maisons d’édition américaines, David Vann a réussi à publier un recueil de nouvelles dont le livre qui nous intéresse ici est tiré. En France, le choix a été fait de ne publier que cette nouvelle (180 pages tout de même…). La deuxième est qu’on se rend compte qu’en fait, Sukkwan Island est une suite du deuxième livre de l’auteur, Désolations. C’est assez étrange mais c’est ainsi… Néanmoins, cela a assez peu d’influence sur l’histoire et sur le livre dans son ensemble.
J’avais lu Sukkwan Island juste après sa sortie, il y a donc plus d’un an et je me souviens l’avoir dévoré en trois heures, sans pouvoir le lâcher. La deuxième lecture est tout aussi prenante. Il faut dire que ce roman a un vrai pouvoir d’attraction, que l’on pourrait presque qualifier de malsain. On suit la descente aux enfers d’un père et son fils, sans pouvoir rien...