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LE ROYAUME D’EMMANUEL CARRÈRE

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Emmanuel Carrère s’interroge sur ce qu’est sa foi chrétienne, ou plutôt ce qu’elle a été. Pour tenter de résoudre ce qu’il considère comme un mystère, il offre une relecture du nouveau testament en expliquant les débuts de la chrétienté, principalement à travers l’histoire de Paul et de Luc. Et essaie de répondre à cette question : comment ce qui était au départ une petite secte est devenue l’une des religions les plus importantes de l’histoire ?

D’Emmanuel Carrère, j’ai déjà lu deux livres (D’autres vies que la mienne et Limonov) et j’ai toujours été séduit par son style si particulier puisque ce ne sont jamais vraiment des romans à part entière mais des sortes de récits qui partent du vécu de l’auteur pour raconter une histoire. C’est sur le principe assez particulier, notamment dans la manière (parfois un peu gênante) qu’a Carrère de se mettre en scène lui-même – et accessoirement ses proches. Mais sa façon d’écrire et de mener ses livres a quelque chose de passionnant et, parfois, d’assez fascinant. Pour son nouveau livre, il a décidé de pousser au paroxysme son principe d’écriture puisqu’il part d’une expérience extrêmement personnelle, qui n’implique (presque) que lui et qui l’oblige à complètement se dévoiler. En effet, toute la première partie du livre est consacrée à une explication de la façon dont il a été, à une période de sa vie, très croyant et pratiquant. Carrère n’est pas avare en explications sur ce que cela a pu lui apporter mais aussi sur ce que, rétrospectivement, il ne comprend pas dans cette période de sa vie. Personnellement, je trouve qu’il se met là un peu trop en...

  •  Timothée
  •  24.02.2015, 18:30

LES TROIS FILMS DE LA SEMAINE - 25 FÉVRIER 2015

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BIRDMAN (Alejandro González Iñárritu)   
Réalisateur :

L’un des premiers films qui m’ait vraiment marqué au cinéma était sorti en début d’année 2004 et s’appelait 21 grammes. Pour l’avoir revu plusieurs fois plus tard, je confirme que c’est vraiment un long métrage de très grande qualité. Et c’était donc l’œuvre de ce réalisateur mexicain qui, selon moi, n’a jamais réussi à retrouver ce niveau exceptionnel, que ce soit avec Babel ou Biutiful. J’ai l’impression qu’il revient en force avec ce Birdman, quatre ans plus tard. 

Casting :

De façon assez amusante, c’est Michael Keaton qui a été choisi pour interpréter le rôle de cet ancien acteur célèbre sur le retour après avoir connu la gloire grâce à un rôle de super-héros. Pour le coup, c’est tout à fait ce qui est arrivé à Keaton après avoir joué les Batman de Burton. Le reste du casting est assez hallucinant avec Zach Galifianankis, Edward Norton, Andrea Riseborough, Emma Stone ou encore Naomi Watts. 

Scénario :

Riggan Thomson est donc un comédien qui été extrêmement connu dans le passé mais qui doit aujourd’hui faire face à un présent beaucoup moins reluisant et essaie de monter...

  •  Timothée
  •  23.02.2015, 19:30

OSCARS 2015 : BILAN DE LA CÉRÉMONIE

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  • Cinéma-Divers

Après les César vendredi soir, c’était au tour du cinéma américain de donner ses récompenses en cette nuit de dimanche à lundi. Personnellement je n’ai rien vu de cette cérémonie et je n'en ai même pas entendu parler. Même si c'est souvent quelque chose de bien huilé et plutôt sympathique à regarder (notamment les présentations des nominés qui sont toujours magnifiques). Le plus important, ce sont tout de même les récompenses, dont voici les points principaux :



Birdman est le grand vainqueur de cette cérémonie puisque s’il partage le titre honorifique de film le plus récompensé avec The Grand Budapest Hotel (à noter que les deux étaient aussi les plus nommés, au nombre de neuf), il repart avec les deux statuettes les plus prestigieuses (film et réalisateur) et deux autres très importantes (directeur de la photographie - c'est d'aillurs la deuxième d'affilée pour Emmanuel Lubezki - et scénario original). Pour Iñárritu, c’est une très belle victoire et cela confirme que son long métrage est bien l’un des événements de cette première partie d’année, lui qui sort justement chez nous ce mercredi.


- Le film de Wes Anderson (The Grand Budapest Hotel) repart avec le même nombre de statuettes mais celles-ci n’ont pas vraiment la même saveur : décors, costumes, maquillages et coiffures et musique. Pour ce dernier, c’est le cocorico de la soirée puisqu’Alexandre Desplat remporte (enfin) une récompense qu’il mérite depuis très longtemps. Il faut dire que sa partition (que j’écoute en ce moment) est vraiment de qualité, assez différente dans les sonorités de ce qu’il...

  •  Timothée
  •  23.02.2015, 18:00

CHANSON DE LA SEMAINE #66 : DIMANCHE 22 FÉVRIER 2015

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  • Musique-La chanson de la semaine
Dangerous de David Guetta (Listen, 2014)




Je suis très loin d'être un grand fan de David Guetta mais il faut quand même reconnaître quand une chanson est réussie et, personnellement, j'apprécie plutôt celle-ci. Avec sa basse surpuissante sur le refrain, c'est le genre de titre entraînant et qui a vite fait de donner la pêche !

Bonne écoute !!

  •  Timothée
  •  22.02.2015, 19:00

CÉSAR 2015 : BILAN DE LA CÉRÉMONIE

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  • Cinéma-Divers

Vous avez sans doute remarqué que, cette année, je n’ai pas joué à mon petit jeu des pronostics que je faisais les années précédentes (2012, 2013 et 2014). Certains m’en ont quasiment fait le reproche, ce qui me rassure car ça montre que certaines chroniques sont suivies année après année. J’avais pas mal de travail ces temps-ci, je savais que je ne regarderais pas la cérémonie (parents à la maison, quand même…) et, honnêtement, la sélection globale ne me faisait pas sauter au plafond : en gros, tous mes films français préférés de l’année n’étaient pas (ou très peu) représentés et il y a même certaines incongruités que je ne comprenais absolument pas.

Voici donc un petit bilan sur les récompenses attribuées uniquement (sur la cérémonie, paraît-il loin d’être exceptionnelle, je passe donc mon tour) :

- Timbuktu est le très grand vainqueur de l’année avec pas moins de sept César sur huit nominations. A un tel niveau, on peut donc parler de plébiscite. Je suis d’accord pour dire que c’est un joli film (d’où un César mérité pour la meilleure photographie et pas immérité pour la meilleure musique) mais j’ai du mal à m’expliquer un tel engouement des votants (meilleur scénario original ? meilleur montage ? meilleur son ?). Je me dis quand même que l’actualité globale en France a dû pas mal joué. Franchement, en tant que réalisateur, Bertrand Bonello et sa vision assez radicale de Saint Laurent aurait mérité mieux qu’une simple...

  •  Timothée
  •  21.02.2015, 11:30