Décembre, le dernier mois de l’année. Celui où sortaient historiquement les Walt Disney, celui où on commence déjà à réfléchir à nos films préférés de l’année qui se termine, celui où on n’a pas forcément le plus envie de se motiver pour aller au cinéma parce qu’il neige (ou pas). L’occasion aussi pour certains gros studios de faire une dernière offensive sur grand écran. Bref, un drôle de mois qui, cette année, va nous offrir quelques films très attendus mais pas forcément beaucoup en grande quantité. Décembre ne manque par contre pas de surprises en tout genre !!
· Mercredi 7 Décembre
- Shame de Steve McQueen :
Forcément un film plus qu’attendu puisqu’il s’agit du retour d’un prodige du cinéma qui avait frappé les consciences avec son premier film, Hunger. Michael Fassbender et Carey Mulligan forment le casting de ce qui s’annonce comme le dernier immense évènement de l’année cinéma.
- Carnage de Roman Polanski :
Roman Polanski adapte une pièce de Yasmina Reza qui met en scène le huis-clos entre deux couples au sujet d’une bataille d’enfants. Un casting excitant et un réalisateur toujours intéressant pour un film qui vaudra sans doute le coup d’œil.
· Mercredi 14 Décembre
Summer is Here de General Elektriks (Parker Street, 2011)
General Elektriks est de retour ! Et en très grande forme !! Après un deuxième album assez incroyable, Good City for Dreamers, sorti en 2009, le « projet musical » le plus barré de tout l’hexagone revient avec un album dans la même veine. De nombreux styles différents se mélangent avec une prédominance de sons électroniques en tout genre.
Leur premier single tiré du CD, Summer is Here est complètement dans cet esprit et si la chanson met à mon goût un peu de temps pour démarrer, arrivé au refrain, tout s’emballe et on retrouve le vrai son de General Elektriks avec une rythmique impeccable et des contre-chants instrumentaux géniaux. Bref, c’est que du bon son !!
Retrouvez le clip de cette chanson ici.
Bonne écoute !!!
Au plein cœur de l’Alaska, Irène vit avec Gary. Ils viennent de prendre leur retraite. Gary a pour projet de construire une cabane sur une île isolée de tout, Caribou Island, afin qu’ils puissent y vivre tous les deux. Mais au fur et à mesure que la construction avance, l’hiver se rapproche, les relations du couple se détériorent et Irène est prise de terribles migraines. Leurs enfants sont témoins de cette progressive descente aux enfers.
Deux ans après un premier roman qu’il avait mis plus de dix ans à écrire, le remarquable Sukkwan Island, David Vann revient cette fois-ci très vite avec Désolations. Si l’on peut voir des ressemblances assez nombreuses avec son roman précédent, celui-ci paraît à la fois plus ambitieux dans la forme mais peut-être moins dans le fond. Cette histoire se passe dans le même genre de paysage que son livre précédent. L’Alaska, avec sa nature omniprésente, son climat difficile et ses hommes au tempérament ombrageux, devient presque un personnage à part entière de toute l’histoire tant il semble avoir une influence directe sur les personnages et notamment leur psychologie.
Parce que c’est bien d’un livre sur les comportements humains dont il s’agit ici. Les relations au sein de différents couples, et notamment ce couple de retraités, mais aussi celles qui peuvent exister avec les enfants sont disséquées. Ce n’est pas la vision la plus optimiste de l’amour, c’est le moins que l’on puisse dire tant toutes les histoires deviennent de plus en plus sombres. Alors que la première moitié du livre présente un nombre plutôt important de personnages et de situations (contrairement donc, à Sukkwan Island), peu à peu, l’auteur resserre...