Satellite de The Kills (Blood Pressures, 2011)
Encore un train de retard pour cette chanson puisque ça fait pas mal de temps que j’entends parler de ce groupe et notamment de son dernier album. Un ami (il se reconnaîtra sans doute) m’a obligé à l’écouter et j’avoue qu’il a plutôt bien fait. En effet, celui-ci, composé de onze chansons est plutôt dense et réussi.
Leur premier single, Satellite, est le meilleur exemple de ce que peut être leur album. Le son est juste incroyable, avec une vraie puissance au niveau de la basse. La double voix (masculine et féminine) renforce cette impression de profondeur. Et quel refrain ! Il reste dans la tête et on est déçu à chaque fois qu’il ne continue pas un peu plus longtemps…
Ecoutez aussi le premier morceau du CD, Future Starts Slow ou le sixième, DNA. Ce sont de vraies réussites. De toute façon, tout l’album est bon et mérite une oreille attentive. Et quand on sait qu'ils ne sont que deux sur scène, ça fait presque un peu peur...
Retrouvez la chanson ici dans une version un petit peu raccourcie.
Bonne écoute !!!
Hajime, né la « première semaine du premier mois de la première année de la seconde moitié du Vingtième siècle », découvre les premiers sentiments amoureux enfant avec Shimamoto-San, jeune fille unique comme lui. Bien que séparé d’elle pendant trente ans et ayant construit une honnête vie tant par rapport à son travail que sa famille, il n’a jamais cessé de penser à ce premier amour. Quand Shimamoto-San fera de nouveau irruption dans sa vie, ce sont toutes ses certitudes qui vont s’effondrer...
Ce livre est le parfait complément du magique La ballade de l’impossible. En effet, ce sont les deux livres de cet auteur qui semblent le plus inspirés de sa propre vie mais aussi les deux qui traitent de l’amour entre un personnage masculin toujours un peu perdu et une figure féminine à la fois présente et mystérieuse. Murakami a un vrai don, celui de faire d’histoires finalement très simples de véritables aventures amoureuses.
Ce livre est magnifique car on accompagne complètement les deux personnages principaux dans leur relation tout en restant toujours du côté d’Hajime. En effet, Shimamoto-San ne se dévoilera jamais et, en tant que lecteur, on ressent le désarroi du personnage principal qui est démuni face à tous ces mystères. Murakami a un talent fascinant pour exprimer les sentiments de son personnage principal et les faire passer au lecteur. La fin est tout simplement sublime, laissant Hajime et le lecteur dans une sorte de flou sentimental.
«Il n’y avait aucune demi-mesure. Pas d’intermédiaire, pas de juste milieu, aucune place pour les compromis. Au sud de la frontière, il existait des « peut-être ». mais pas à l’ouest du soleil. »
Fly de Ludovico Einaudi (Divenire, 2006) et November de Max Richter (Memoryhouse, 2002)
Une fois n’est pas coutume, il y aura deux chansons de la semaine et en plus, ce ne sont même pas des chansons mais plutôt des morceaux car il n’y a pas de paroles. Ce sont en fait les deux musiques que l’on retrouve dans la bande-annonce du nouveau Clint Eastwood (J. Hoover, en salle le 11 janvier). Ces deux morceaux sont en fait des vraies pièces de musique contemporaine d’inspiration classique. Cela montre en tout cas que les compositeurs actuels ne font pas tous des morceaux conceptuels !
Le premier morceau s’intitule Fly et est en train de devenir connu puisqu’il fait partie de la bande originale du phénomène Intouchables. C'en est même la musique d'ouverture. C’est une composition presque exclusivement au piano, assez entêtante. Le reste de l’album est du même tonneau. Alors, ça ne s’écoute pas forcément pendant des heures mais c’est agréable quand on lit ou qu’on veut se reposer.
Le deuxième morceau est lui basé sur une partie de violon qui se répète et qui est accompagnée par un orchestre, de façon plus ou moins intense. Là encore, ce n’est pas forcément révolutionnaire mais ça a le mérite de rester dans le tête un sacré bout de temps. Et c’est toujours agréable…
Retrouvez le premier morceau (Fly) ici et le deuxième (November)...