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16  MOI, DANIEL BLAKE

affiche_du_film Daniel est proche de la soixantaine et, suite à de graves problèmes de santé au cœur, il doit quitter son poste de menuisier et se voit contraint à faire appel à l’aide sociale. Même si son médecin lui interdit de travailler, il est obligé de chercher de l’emploi pour toucher ses aides. Sa rencontre avec Katie, jeune mère de famille, va-t-elle redonner un sens à une vie de plus en plus absurde ?

Avec sa ligne narrative très claire et parfois un peu trop manichéenne, Moi, Daniel Blake a un côté un peu agaçant. Mais on finit par se faire entraîner par la dignité du personnage principal et la fraternité qui est au cœur de l’histoire de cet homme qui tente de se débattre dans un système de plus en plus déshumanisé, tout en aidant son prochain. Une belle Palme d’Or, qui fait aussi beaucoup réfléchir. 

14  JUSTE LA FIN DU MONDE

affiche_du_film Après plus de dix ans d’absence, Louis revient dans sa famille car il a une grande annonce à faire : il va mourir bientôt. Le temps d’une journée, autour d’un repas, les souvenirs et les rancœurs vont revenir à la surface et bouleverser sa mère, son frère et sa sœur, chacun à leur manière…

Avec Juste la fin du monde, Xavier Dolan prouve une nouvelle fois qu’il peut être un magnifique faiseur d’images, capable de séquences magnifiques et magnétiques. Mais, ici, l’ensemble ne suit pas forcément, du fait notamment d’un côté hystérique bien trop marqué, jusque dans certaines performances d’acteurs caricaturales et d’une mise en scène trop théâtralisée. Le talent est là, c’est certain, mais le réalisateur peine encore un peu à réellement le maitriser.  

13  VICTORIA

affiche_du_film Victoria Spick est une avocate qui est dans une période compliquée de sa vie, aussi bien professionnellement que personnellement. Alors qu’elle se rend à un mariage, elle fait la rencontre de Sam, un ex-dealer dont elle s’était occupée quelques années auparavant. Le lendemain, un de ses amis présent ce soir-là est accusé de tentative de meurtre sur sa compagne. A contrecœur, elle accepte…

Comédie dramatique, à la fois grinçante et loufoque, Victoria est typiquement le genre de films sur lequel j’ai du mal à me faire un véritable avis. Je n’arrive pas à lui trouver de défauts rédhibitoires mais, en même temps, mis à part le jeu de Virginie Efira, que l’on redécouvre ici, rien ne m’a réellement convaincu non plus. Un long métrage facilement oubliable, en somme…

13  UNE VIE ENTRE DEUX OCÉANS

affiche_du_film Tom, un Australien qui revient de la Grande Guerre et qui veut se reconstruire, décide d’accepter le poste de gardien de phare sur une île perdue. Sur la terre ferme, il fait la rencontre d’Isabel, qui va devenir sa femme et l’accompagner sur ce caillou isolé. Mais alors qu’elle ne parvient pas à avoir d’enfant, un canot s’échoue avec un homme mort et un bébé qui, lui, est bien vivant…

Vrai mélo, avec tout ce que ça implique en termes d’événements dramatiques et d’émotions en tout genre, Une vie entre deux océans a le mérite de remplir avec application son programme initial : l’image est travaillée, la musique poignante et les acteurs par moments bouleversants. Mais le souci, c’est que tout est presque trop calibré et un peu trop long pour vraiment émouvoir le spectateur. Comme si le réalisateur ne savait pas vraiment quoi faire de son matériau de départ.

12  ÉTERNITÉ

affiche_du_film Sur plusieurs générations, de la fin du dix-neuvième siècle jusqu’à aujourd’hui, on suit le destin des femmes d’une même famille, de leurs mariages à leurs morts, on voit leurs joies et leurs malheurs, leur amour pour les hommes et leurs enfants…

Si le travail de mise en scène est vraiment soigné et que quelques séquences sont plutôt émouvantes, Eternité reste un drôle d’objet cinématographique dont j’ai eu du mal à vraiment percevoir la finalité et qui ne m’a pas vraiment transporté et même agacé par moments. Globalement élégant mais franchement vain.