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TimFaitSonCinema

14  DHEEPAN

affiche_du_film Un ancien soldat souhaite fuir la guerre civile au Sri Lanka et, pour cela, il « s’invente » une famille avec une jeune femme et une fille de neuf ans. Ensemble, ils vont arriver en France, dans un quartier compliqué, et vont essayer de construire un foyer, alors qu’ils se connaissent à peine et que les difficultés s’accumulent pour eux.

Si Dheepan prouve encore la maitrise qu’a Jacques Audiard de son art, il n’en reste pas moins un film quelque peu bancal, devant lequel on ne sait pas bien sur quel pied danser et où quelques séquences (notamment la fin) sont même franchement discutables. Pour une Palme d’Or, ça me semble un tout petit peu limite…

LE LIVRE DES BALTIMORE DE JOËL DICKER

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Marcus Goldman, le célèbre auteur de La vérité sur l’affaire Harry Québert se penche sur l’histoire de sa famille, historiquement toujours divisée en deux branches : les Goldman-de-Montclair, dont il est issu, sont une famille de classe moyenne alors que les Goldman-de-Baltimore vivent dans le luxe, ce qui a toujours suscité une grande admiration de la part de Marcus. Mais, au fil de se jeunesse, de nombreux éléments ont fini par évoluer pour aboutir au Drame, celui qui a tout fait basculer…

Alors que son précédent roman (La vérité sur l’affaire Harry Québert) a été un véritable succès, assez inattendu, d’ailleurs, Joël Dicker, tout juste trentenaire, vient de sortir son nouveau livre, ce qui est donc l’un des événements de la rentrée littéraire. Personnellement, j’avais vraiment été happé par ce vrai-faux thriller que je n’avais pas réussi à lâcher (les deux fois où je l’ai lu, d’ailleurs) et après avoir lu son premier roman, très différent, j’étais vraiment pressé de voir ce que nous réservait l’auteur suisse. En comprenant que le personnage principal et narrateur était de nouveau Marcus Goldman, celui qui était déjà au cœur de Harry Québert, j’avoue avoir été un peu surpris et même un peu méfiant, inquiet qu’il nous resserve un peu le même genre d’histoire. Mais, finalement, même s’il y a là encore une forme d’intrigue qui fait que l’on a du mal à s’empêcher de tourner les pages, Le livre des Baltimore est un livre assez différent, finalement un peu à la croisée de ses deux premières œuvres.

 

On...

  •  Timothée
  •  12.10.2015, 19:15

12  MISSION : IMPOSSIBLE – ROGUE NATION

affiche_du_film L’équipe de Mission Impossible est dissoute, du fait de ses méthodes bien trop aléatoires. Ethan Hunt se retrouve donc désormais seul pour combattre le Syndicat, une organisation criminelle de haute volée. Pour cela, il sera aidé par ses anciens collègues et par une agent britannique au comportement assez trouble…

Ce n’est pas un film malhonnête parce que, franchement, il est compliqué de véritablement s’ennuyer et les scènes d’action sont plutôt prenantes avec un Tom Cruise qui se donne à fond. Mais, honnêtement, ça manque quand même d’originalité et de personnalité dans la réalisation. La saga ne serait-elle pas un peu à bout de souffle ??

LES DERNIERS JOURS DE NOS PÈRES DE JOËL DICKER

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Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, Winston Churchill décide de créer un service secret spécial, chargé de mener des actions dans les pays occupés et dont tous les membres sont issus de la population locale. On suit alors les aventures d’une dizaine de personnages qui vont contribuer à la victoire des alliés par leur action, aussi dangereuse et douloureuse soit-elle…


Après avoir lu, et beaucoup apprécié, le deuxième roman de ce jeune auteur suisse (La vérité sur l’affaire Harry Québert), il était maintenant temps de s’attaquer à sa première œuvre, écrite alors qu’il avait moins de vingt-cinq ans. En plus, la Deuxième Guerre Mondiale est une période qui m’a toujours captivée et le fait de s’intéresser de cette manière à un service très peu connu du grand public avait tout pour me plaire. Et, honnêtement, je n’ai pas été déçu par ce roman même si, finalement, il m’a bien plus surpris que ce que j’attendais. En effet, bien plus que de décrire précisément les actions menées par ce service secret en elles-mêmes (des opérations, on ne sait pas grand-chose), Joël Dicker préfère plutôt s’arrêter sur ce que cela provoque chez les personnages, de façon intime mais aussi sur leurs relations entre eux. Car, si certains personnages sont plus évoqués que d’autres, c’est à un véritable groupe que l’on a affaire.

 

En effet, dès le départ, on suit l’entraînement de cette dizaine de Français qui ont fui en Angleterre et qui vont devoir apprendre les rudiments pour être utiles ensuite sur le terrain. A travers cette première partie, qui n’est pas forcément la plus passionnante mais qui est très importante pour toute la suite du...

  •  Timothée
  •  15.08.2015, 11:00

UN ROMAN RUSSE D’EMMANUEL CARRÈRE

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C’est le récit d’une période de la vie de l’auteur, un  moment où trois événements qui semblent distincts se produisent presque simultanément : le début d’une quête des origines, avec l’image de ce grand-père russe ; le tournage d’un reportage en plein cœur de la Russie ;  une histoire d’amour qui finit mal. Sans détour aucun, Carrère se livre sur ces instants qui l’ont profondément changé en tant qu’homme mais aussi en tant qu’écrivain.

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Après avoir lu rapidement La classe de neige – dont je n’ai pas envie de dire grand-chose, si ce n’est que c’est un livre qui met extrêmement mal à l’aise par l’ambiance toujours tendue qu’il dépeint –, je me suis attaqué à Un roman russe, qui est considéré comme un véritable tournant dans la bibliographie de Carrère. En effet, après L’adversaire qui traitait de l’histoire de Jean-Claude Romand, mais aussi de ce qu’elle faisait résonner en lui, l’écrivain n’écrira plus que des récits (et non plus des romans de fiction) : D’autres vies que la mienne, Limonov ou (encore plus) Le Royaume s’appuient très fortement sur la vie de l’auteur et il n’hésite pas à exprimer ses propres sentiments et à relier ce qu’il raconte à des événements très personnels. Et c’est sans aucun doute ce Roman russe qui marque le plus cette rupture. Car s’il y a bien une œuvre personnelle dans la bibliographie d’Emmanuel...

  •  Timothée
  •  06.08.2015, 19:00