Alors qu’il se rend à Paris pour s’acheter un lit à clous, un véritable fakir indien se retrouve pris dans une succession d’aventures qui vont le mener en un peu plus d’une semaine de l’Angleterre à la Lybie en passant par Barcelone ou Rome. Le tout parce qu’il s’est retrouvé coincé dans une armoire Ikea. Comment ? C’est là l’une des nombreuses péripéties de ce voyage complètement hors-norme.
Pour sûr, on tient là le titre de roman le plus improbable depuis pas mal de temps. C’est tellement long et alambiqué que j’ai vraiment envie de résumer cela sous le titre le Fakir Ikea, pour faire plus simple. Mais, en même temps, cela résume bien ce qu’est ce livre : une improbable suite d’événements qui emmènent un fakir aux quatre coins de l’Europe et même en Afrique du Nord. Il ne faut pas se mettre dans l’esprit que ce sera une histoire réaliste car ça ne l’est pas mais plutôt voir toutes ces aventures comme une sorte de conte, pas dénué de fond car c’est aussi une vraie réflexion sur la place des réfugiés dans nos sociétés. Mais ce qui marque surtout avec ce livre, c’est le rythme dans lequel on est tout de suite entraîné. En effet, toutes ces aventures se suivent à une vitesse hallucinante et ne laissent guère le temps de respirer au lecteur. En changeant parfois de focus, l’auteur nous fait découvrir d’autres personnages mais c’est pour revenir encore plus vite sur ce fakir à qui il arrive toutes sortes d’aventures, toujours plus invraisemblables les unes que les autres.
Le style de cet auteur, dont c’est le premier roman, est fait d’un vrai mélange des genres, d’un humour burlesque (avec des jeux de mots à coucher dehors ou un vrai goût pour le comique de répétition) et d’une réelle affection pour les situations croquignolesques en...
Dans ce troisième épisode de la Trilogie des Confins, les deux personnages principaux lors des aventures précédentes (Billy Parham et John Grady) se rencontrent alors qu’ils travaillent ensemble. Une vraie amitié va naître entre les deux, amitié qui sera soumise à la tragédie lorsque John Grady, épris d’une jeune prostituée mexicaine, décide de l’enlever…
Suite des deux précédents volet de cette trilogie (De si jolis chevaux et Le grand passage), ce troisième ouvrage continue dans la même veine. Ce n’est pas toujours facile à lire mais, vraiment, il faut réussir à se motiver car, une fois que l’on est lancé, c’est dur de s’en détacher. C’est toujours d’une noirceur confondante mais il y a, par rapport aux deux premiers romans, bien plus de dialogues ici, notamment entre les deux personnages principaux qui lient une vraie amitié. D’une certaine façon, je trouve que c’est peut-être le roman le moins pessimiste des trois (encore que…).
La patte de McCarthy et toujours présente, autant dans le style que dans les questions qu’il évoque. De ce côté-là, il n’y a aucune surprise à attendre. Si on aime bien ce que cet auteur écrit, on ne peut pas être déçu par ce livre qui clôt avec classe une trilogie quand même assez impressionnante. Ce qui est réellement intéressant ici, c’est la description d’une société en pleine évolution. En effet, l’intrigue se passe dans l’immédiat après-deuxième guerre mondiale, et on sent bien que le monde des cow-boys tel qu’il existait auparavant et dans lequel les deux protagonistes ont été élevés, est en train de disparaître progressivement,...