C’est donc pour ce soir le début du plus fameux, du plus glamour, du plus génial (forcément) des Festivals de cinéma. Une nouvelle fois, je n’y serai pas. En même temps, je n’ai d’ailleurs jamais prévu de m’y rendre et, au fond, je ne suis pas sûr que cela m’intéresse tant que cela. Comme chaque année, je le suivrai donc de loin, en lisant les chroniques de différents médias, en allant voir les deux ou trois films qui sortent simultanément au cinéma et en écoutant des critiques donner leur avis sur leur trentième film vu en dix jours, le tout à huit heures du matin après une soirée endiablée dans une quelconque villa de la Côte d’Azur. Car c’est visiblement aussi cela le Festival et ceux qui le suivent assidument ne perdent jamais une occasion de rappeler la manière dont ils font la fête pendant dix jours. Il y aura aussi de nouveau de nombreux commentaires sur les couples stars, sur les robes des actrices, ou sur ceux qui font le plus de buzz en ce moment (je crains fort une apparition de Nabilla pendant ces dix jours de Festival)… Tout ce qui n’est finalement pas le plus important au cinéma mais qui, en même temps, en fait aussi ce qu’il est, que l’on aime ou pas.
Pour ce qui est le plus intéressant, c’est-à-dire les différentes compétitions, et surtout l’Officielle, cette année s’annonce plutôt pas mal. Après une édition 2011 assez exceptionnelle et un cru 2012 qui avait sacré un immense film (Amour de Michael Haneke) mais dont le palmarès final avait vraiment fait polémique, espérons que 2013 soit une année faste et nous offre de beaux prix mais, surtout, des films de qualité. Pour cela, on peut compter sur une sélection qui fait la part belle aux français (qui seront six) et à des habitués. Dans cette...
Galen vit avec sa mère dans une grande demeure située au plein cœur de la Californie. Elle fait tout pour le protéger tout en lui cachant visiblement beaucoup de choses. Lui essaie de se livrer à la méditation pour sortir de ce carcan. Si on rajoute à cela une grand-mère riche en maison de retraite, une tante acariâtre et une cousine plus qu’allumeuse, on se retrouve avec une situation plus qu’explosive qui risque à tout moment de déraper.
David Vann en est donc à son troisième roman publié en France. Son premier, Sukkwan Island avait constitué pour moi un vrai choc littéraire et avait d’ailleurs plutôt été bien reçu en France puisqu’il avait notamment remporté le Prix Médicis étranger. Depuis, l’auteur a continué à creuser son sillon avec Désolations, une autre histoire de famille un peu tordue, où tout se dérègle peu à peu, jusqu’à ce que les tensions soient trop fortes et les drames inévitables. Cette fois-ci encore, avec Impurs, le romancier s’intéresse à des relations familiales un peu particulières et plus précisément ici entre une mère et son fils. Ici, le père est complètement absent et les hommes en général le sont, si ce n’est la figure mythique du grand-père paternel qui, visiblement, n’était pas particulièrement un tendre. Avec ses deux livres précédents, on peut presque parler d’une forme de trilogie sur les questionnements autour de la famille que le romancier pourrait refermer, car il serait peut-être temps que Vann change un peu de sujet, même s’il excelle dans cette sorte de « dissection » des problèmes familiaux.
Ici, c’est le fils qui est le personnage principal...