BILAN CINÉMA – ÉDITO
2012 était comme chacun sait une année bissextile. Cela me donnait donc un jour de plus pour aller dans les salles obscures. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que j’en ai profité puisqu’en 366 jours, j’ai vu 119 longs métrages différents. Forcément, au milieu d’une telle masse, j’ai vu des choses intéressantes, et d’autres qui l’étaient moins ; j’ai eu des confirmations et découvert de nouveaux artistes ; j’ai été ému et je suis parfois resté totalement insensible à ce qui était projeté devant moi ; j’ai pleuré et j’ai ri. Mais, dans l’ensemble, j’ai trouvé que 2012 était plutôt un bon cru, notamment pour le cinéma français, et nous ne pouvons que nous en réjouir.
En effet, alors que les années précédentes, c’étaient la plupart du temps des films étrangers – souvent américains – qui me faisaient le plus vibrer, 2012 marque une évolution puisque mes trois films préférés sont des œuvres entièrement hexagonales (et aussi des drames, mais là n’est pas la question). C’est sans doute plus un épiphénomène qu’autre chose mais cela démontre surtout qu’il n’y a aucune raison de faire une distinction si nette entre ce qui vient de nos frontières et les films étrangers, américains notamment. Il peut y avoir de très grandes réussites, dans des styles très différents, partout dans le monde. C’est là une des forces et une des richesses du cinéma d’aujourd’hui.
Néanmoins, aucun long-métrage ne m’a réellement fait monter au plafond comme certains les années précédentes. Je garde néanmoins des souvenirs très forts des séances de certains films qui m’ont intimement touché, à la fois par leur beauté formelle ou par ce qu’ils pouvaient véhiculer. Selon moi, c’est le but du cinéma d’être un vrai vecteur d’émotion et de ne pas laisser indifférent le spectateur....
- Timothée
- 02.01.2013, 19:38
