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2013 : UN ÉTÉ DE SPORT (5)

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CHAMPIONNATS DU MONDE D’ATHLÉTISME (10 / 18 AOUT) :

Une ambiance froide à souhait, un Kenyan qui fait presque la médaille au lancer du javelot, Patrick Montel qui s’emballe pour une série matinale du 800m dames… Bref, ce sont les Championnats du Monde d’athlétisme. Et, cette année, c’était bien mieux sur le pré que dans les tribunes (ce qui est d’ailleurs mieux que l’inverse).

Guerre froide, le retour

Lorsque la Russie organise à domicile une compétition de cette envergure, elle ne fait forcément pas les choses à moitié et la Fédération avait fixé un cap très clair, qui fleurait bon la deuxième moitié du Vingtième Siècle : être coûte que coûte devant les Etats-Unis au classement des médailles, ce qui, de fait, signifiait aussi d’être la première nation mondiale à l’issue de ces Championnats. Au prix d’une remontée assez incroyable sur les derniers jours, les Russes ont réussi leur pari en remportant sept médailles d’or contre six aux Américains (vérifier). Cela n’a tout de même pas permis à ces Mondiaux de sortir d’une forme de torpeur dans laquelle ils se sont vite installés : stade presque toujours vide, ambiance inexistante, courses pas toujours spectaculaires. Il y aura quand même eu quelques évènements un peu plus marquants que d’autre : le concours de la hauteur chez les hommes avec cet Ukrainien volant qui a failli briser le record mythique du Cubain Sotomayor, le doublé de Mo Farah comme aux Jeux Olympiques, la faillite de Kirani James dans la dernière ligne droite du 400m ou encore ce concours du triple saut complètement fou de Teddy Tamgho (nous y reviendrons).

L’un des grands moments de ces Championnats du Monde aura surtout...

  •  Timothée
  •  13.09.2013, 17:08

LIMONOV D’EMMANUEL CARRÈRE

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Edouard Limonov est un homme qui a traversé la deuxième moitié du vingtième siècle en étant successivement poète en Russie, SDF à New York puis servant d’un milliardaire, écrivain en France, soldat en Serbie et opposant au pouvoir en place en Russie. En somme, il a une vraie vie romanesque. Ca tombe bien, Emmanuel Carrère s’est penché sur son « cas ».

Depuis le temps que j’entendais parler de ce livre, il fallait bien que je m’y attèle un jour. En plus, j’avais découvert Carrère grâce à un autre de ses ouvrages plutôt bouleversant (D’autres vies que la mienne) et son style général m’avait plutôt plu. Ce nouvel ouvrage s’inscrit dans la même lignée, celle de récits plus que de romans. En effet, il raconte toujours en se situant dans son récit. L’auteur n’est donc jamais bien loin et il vient souvent nous éclairer de sa propre expérience pour nous expliquer pourquoi telle ou telle chose est importante ou pourquoi il donne cette vision-là. Il y a comme un regard critique sur son propre récit. Il faut dire ici qu’il en faut car s’attaquer à la vie d’Edouard Limonov n’est pas une simple affaire. D’abord parce que lui-même s’est raconté abondamment dans ses romans mais aussi parce que sa destinée (je crois que l’on peut utiliser ce mot) est incroyable et épouse les contours de l’époque (ou des époques) qu’il a traversé.

C’est d’ailleurs pourquoi ce livre est assez fascinant : en liant l’histoire de Limonov et l’Histoire de la Russie (communiste puis plus) mais aussi du Monde en général, Carrère s’attèle à une tâche qui peut paraître à première vue insurmontable. Mais, dans l’ensemble il s’en sort bien car il sait justement aller à l’essentiel et...

  •  Timothée
  •  12.09.2013, 22:12

2013 : UN ÉTÉ DE SPORT (4)

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REPRISE DU CHAMPIONNAT DE LIGUE 1 (SAMEDI 10 AOUT)

Des pronostics foireux, des joueurs qu’on découvre, une excitation forcément au top, Falcao et Cavani… Bref, c’est la reprise du championnat de Ligue 1. Et cette année, on en prend encore pour neuf mois d’un long suspense (ou pas) où ça va se battre à tous les étages.

Le choc des titans

L’an dernier, la donne était claire : on trouvait d’un côté le PSG, ses stars mondiales, son entraîneur réputé à l’international et son effectif pléthorique. De l’autre, c’était vraiment de très lointains challengers qui seraient même sans doute réduits au rôle de sparring partners. On sait ce qu’il en est finalement advenu (un championnat plus serré qu’annoncé mais avec le dénouement attendu). En ce début d’année, c’est un peu la même chose, sauf qu’un élément a changé : la présence d’une deuxième vraie force sur la ligne de départ, en l’occurrence Monaco. Grâce aux investissements énormes d’un milliardaire russe, le club de la Principauté a fait un recrutement XXL (Falcao, Moutinho, Rodriguez, Toulalan ou Abidal) et se pose comme une vraie équipe capable de titiller les parisiens. Sans doute le manque de vécu collectif les empêchera de réussir cela sur la durée mais la deuxième place du championnat leur semble au moins promise. De son côté, Paris a dû changer d’entraîneur et a perdu une bonne partie de sa crédibilité européenne acquise après un quart de finale de Ligue des Champions mémorable face à Barcelone. Les cartes sont un peu rebattues mais les arrivées de Cavani et Marquinhos alors qu’aucune autre star n’a bougé confirme que l’équilibre de la Ligue 1 ne devrait pas beaucoup évoluer. La...

  •  Timothée
  •  12.09.2013, 19:07

2013 : UN ÉTÉ DE SPORT (3)

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CHAMPIONNATS DU MONDE DE NATATION (19 JUILLET / 4 AOUT)

Alexandre Boyon et ses formules fleuries, les séries du matin avec des nageurs qui vont à deux à l’heure (tout est relatif), des bleus qui gagnent, des relais de folie, un blog devenu mythique sur lemonde.fr… Bref, ce sont les Championnats du Monde de natation. Et, en 2013, c’était plutôt calor à Barcelone.

Et encore une vague bleue !

Décidemment, en dix ans, la France est devenue une grande nation de notation. Après le zéro pointé historique de 2001 et les deux médailles de bronze en 2003, les choses commencent doucement à s’améliorer (deux titres et un bronze en 2005, deux titres et quatre autres médailles en 2007, six médailles en 2009) sous l’impulsion de Laure Manaudou, jusqu’à 2011 et ses Mondiaux incroyables avec dix médailles dont deux titres (meilleure nation européenne). Quoi qu’on en dise, tout a changé avec l’apparition d’une comète qui a révolutionné l’image de la France dans le concert international. Il s’agit bien entendu de Laure Manaudou. Avant elle, il était de bon ton de croire que, français, on ne pourrait gagner des médailles internationales que de manière très épisodique et si certains (Maracineanu, Figuès, Esposito) avaient pu montrer la voie d’un certain succès, celui-ci restait tout de même bien maigre. Les trois médailles olympiques d’Athènes ont vraiment changé la donne et, depuis, de nombreux talents sont venus compléter une équipe de plus en plus compétitive (Bernard, Duboscq ou, plus récemment, Agnel, Stravius ou F. Manaudou), tout cela en gardant quelques anciens (Bousquet ou Gilot) garants du meilleur esprit possible pour toute cette nouvelle génération....

  •  Timothée
  •  11.09.2013, 21:27

2013 : UN ÉTÉ DE SPORT (2)

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TOUR DE FRANCE (29 JUIN / 21 JUILLET)

La caravane, les étapes de montagne, les « chutes à l’arrière du peloton ! », les maillots distinctifs, les paysages magnifiques... Bref, c’est le Tour de France, la plus grande course cycliste au monde. Et, pour la centième édition, ça n’a pas forcément été le feu d’artifice annoncé.

Un beau parcours

On dit souvent « Ce sont les coureurs qui font la course », ce qui n’est pas faux en un sens. Mais pour avoir un bon Tour de France, il est aussi nécessaire que le parcours soit de qualité. Pour la centième édition, Jean-François Pescheux, dont c’était la dernière avant sa retraite, avait donc un peu de pression sur les épaules. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que, cette année, le Tour était vraiment bien tracé : équilibré, réservant des paysages magnifiques, offrant des nouveautés et laissant place aux lieux de légende. Les trois premiers jours en Corse, s’ils ont donné visiblement lieu à des couacs du point de vue organisationnel, ont été une réussite magistrale sur le plan des paysages (ah, cette troisième étape le long des calanques) mais aussi pour l’intérêt d’une course qui a souvent été mouvementée. Le contre-la-montre par équipe n’a pas défavorisé outre-mesure l’un des leaders du fait de sa longueur relative. Les Pyrénées étaient volontairement light cette année mais ont laissé place à une course débridée. L’effort individuel avec le Mont Saint Michel en arrière plan pour l’arrivée était une chouette idée et la dernière semaine était sur le papier absolument exceptionnelle (Ventoux, contre-la-montre en montagnes russes, Alpe d’Huez en double, dernière étape ultra...

  •  Timothée
  •  10.09.2013, 18:47